Du 14 octobre 2015 au 16 février 2016, la Cinémathèque française accueille, après Berlin, une exposition sur le ponte du 7e art, Martin Scorsese. Épris de sa famille, de sa ville et de ses acteurs, grand amateur de musique, Scorsese est tout ça à la fois, et bien plus encore. C’est un pan entier de l’histoire du cinéma contemporain que vous pourrez contempler de vos yeux émerveillés rue de Bercy.

L’exposition, organisée par thèmes, est un hommage multimédia au monstre du cinéma. Elle met en lumière les sources d’inspiration du cinéaste légendaire, ses méthodes de travail, et montre à quel point son approche artistique du récit a caractérisé le cinéma américain moderne.

Chaque section est intelligemment construite avec des pièces rares (des photographies, des story-boards, des costumes, des accessoires ou objets cultes de tournage) qui proviennent principalement de sa propre collection privée à New York, ainsi que de celle de Robert De Niro et de Paul Schrader.

L’exposition retrace la vie de Martin Scorsese en commençant par ses origines et le Little Italy de son enfance. Les liens familiaux, la notion de fratrie, les rapports hommes-femmes dans ses films (Les Affranchis, Le temps de l’innocence), tout comme la musique qui tient une place prépondérante dans ses œuvres, sont particulièrement mis en avant.

Dès l’entrée dans la salle d’introduction, le visiteur est plongé dans l’univers du maître. Quatre grands écrans diffusent tour à tour des scènes de Mean Streets, La Dernière tentation du Christ ou encore La Couleur de l’argent.

Cinq grandes thématiques sont déployées ensuite. La première montre à quel point l’histoire familiale de Martin Scorsese a marqué son cinéma. Fils d’émigrés italiens installés à New York, Scorsese s’approprie ce double héritage culturel. En plus des photos familiales, le visiteur a droit à la vraie table à manger de maman Catherine et de papa Charles Scorsese, autour de laquelle se sont assis Robert de Niro, Sergio Leone et d’autres mastodontes du cinéma américain.

Cette notion de famille est également à prendre en compte dans son choix des acteurs. La relation qu’il entretient depuis ses débuts avec Robert De Niro et Harvey Keitel, ou plus récemment avec Leonardo DiCaprio, pour ne citer que trois noms d’acteurs incroyablement prolifiques, illustre ce lien de fidélité qu’il tisse avec ses acteurs fétiches.

Les chapitres suivants sont consacrés à la ville de New York, dont Scorsese a été l’un des plus grands emblèmes avec Woody Allen. La ville tortueuse nourrit son imaginaire ((re)voir Taxi Driver), le côté sombre de la mégalopole rongée par la drogue, la violence et la prostitution l’inspirent. Au cours de l’exposition, une maquette permet de découvrir les endroits exacts où ont été tournées certaines scènes emblématiques. Le site de la Cinémathèque met également en ligne une carte interactive permettant aux internautes de déambuler dans les rues de la New York aux côtés des personnages de Scorsese.

Enfin, on ne peut parler de Scorsese sans évoquer la musique. Une salle de l’exposition est consacrée à ses influences musicales. Si l’atmosphère de ses pépites cinématographiques est si particulière, c’est notamment grâce aux bandes originales portées par Eric Clapton, Ella Fitzgerald, Ottis Redding, Jeff Beck, Ray Charles ou bien encore The Rolling Stones. Et nous likons.

En plus de l’exposition, les films de Scorsese dans leur intégralité sont projetés tout au long du mois d’octobre et de novembre. Des conférences sont également organisées en marge de l’événement.

Pour découvrir le programme complet, c’est par ici :

Exposition Martin Scorsese

Du 14 octobre 2015 au 14 février 2016

Cinémathèque française, 51, rue de Bercy 75012 Paris

Lundi, et mercredi à vendredi de 12 à 19h.

Week-end, jours fériés et vacances scolaires de 10 à 20h.

Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

Fermeture le mardi.