« La Bulle est un collectif qui s’est structuré progressivement autour d’une proposition architecturale et artistique. »

Hello la team! La Bulle, en quelques mots, c’est quoi?

Hello! La Bulle est un collectif qui s’est structuré progressivement autour d’une proposition architecturale et artistique.

Tout a commencé avec…

L’édition 2011 du Festival Bellastock, qui réunit chaque année une multitude de collectifs d’archis pendant une semaine. Cette année-là, le thème était ‘la ville en un souffle’. En tant qu’amateurs de rondeur et d’acoustique englobante, nous sommes partis sur la création d’une structure gonflable géante en PVC . La ville éphémère toute entière était gonflable en fait, notre structure était juste un élément parmi d’autres.

 

Comment le projet s’est-il ensuite développé?

Après coup, on s’est dit qu’il y avait un vrai truc à creuser en autonomisant la structure pour la poser facilement à des endroits inattendus. Au delà de la structure elle-même, on a eu envie d’explorer une démarche un peu nouvelle, en prenant La Bulle comme prétexte à l’échange et à la rencontre avec le public et d’autres collectifs ayant des choses à défendre.

Concrètement, comment fonctionnez-vous?

Le principe est simple : on trouve un lieu, on conçoit la bulle qui va bien en adaptant la surface au sol, la hauteur, les motifs, on la gonfle et une fois que l’évènement est terminé on remballe et on réfléchit à un nouvel usage, souvent artistique. A chaque fois que l’opportunité se présente on investit un lieu, on se greffe à un événement et on construit un programme ad hoc : la structure est un prétexte pour proposer un vrai contenu, différent à chaque intervention.

Nos ateliers sont actuellement au Grobat, une sorte de pépinière socio-culturelle et artistique coordonnée par un réseau de squatteurs alternatifs. La programmation est riche, décalée et éclectique, et leur bâtiment, de plus de 3000m2, est en plein coeur du 11e arrondissement de Paris.

« Au delà de la structure elle-même, on a eu envie d’explorer une démarche un peu nouvelle, en prenant La Bulle comme prétexte à l’échange et à la rencontre avec le public et d’autres collectifs ayant des choses à défendre. »

Où a-t-on pu vous voir?

On a été aperçus plusieurs fois à Cergy pendant le Festiv’al Arrache, sur la Petite Ceinture en mode sauvage avec les copains de Microclimat, mais également à l’Institut du Monde Arabe, plus récemment à Tunis pour l’E-Fest dans un palais du 16ème siècle, au Pavilllon du Docteur Pierre l’été dernier avec la Soukmachine family ou encore à La Cartoucherie de Vincennes pour accueillir une performance chorégraphique dévêtue. On est toujours mobiles, on quadrille Paris et ses alentours et dès que l’opportunité se présente, on change d’air!

Et quelles sont vos actualités?

Ce weekend (du 29 au 31 juillet), on fait un petit détour par la Belgique pour la 3e édition du Warmer Festival Et la programmation devrait sérieusement envoyer !

Aujourd’hui, quels événements vous font encore rêver?

On nourrit l’espoir de pouvoir tracer un trait d’union entre la France et la Colombie, une grosse trace blanche de Paris à Medellin avec une présence au El Primavera Festival en Avril 2017, et un événement à notre retour à Paris. L’idée est de construire une structure sur place avec des artistes et des enfants de Medellin, en utilisant du plastique de récupération, une sorte de workshop spontané ! Quel plus beau symbole de cette collaboration qu’une bulle entièrement faite en matériaux de récup’, avec des gens rencontrés sur place, qui accueillerait des groupes de musique colombienne pendant une folle semaine ?

Parlez-nous un peu de votre équipe.

Une quinzaine de personnes s’occupent de la conception, une vingtaine de la construction, et plus d’une dizaine est dédiée au développement. Notre noyau dur regroupe beaucoup d’architectes, mais pas que. Et la répartition est assez simple : les archis conçoivent, quelque uns gèrent la logistique et d’autres s’occupent de la gestion des projets. En sachant que tout le monde peut proposer des projets ou des utilisations nouvelles des structures : certains rêvent d’organiser un tournoi de Futsal sous la Bulle, d’autres y verraient bien des cracheurs de feu ou des illusionistes… encore une fois il n’y a qu’à imaginer, on voit ensuite comment on peut donner vie au truc.

Ensuite tout s’organise (ou plutôt se désorganise) par cercles concentriques. Au delà du noyau dur, il y a un deuxième cercle d’une vingtaine de personnes qui gravitent autour de La Bulle : en fonction des disponibilités et des bonnes volontés, tout le monde construit, tout le monde monte et tout le monde participe à la sécurité pendant les installations.

Quelles sont les compétences qui vous manquent?

Nous n’avons pas de monteurs videos , ni de régisseurs ou de réalisateurs spécialisés dans le reportage ou le film événementiel. Si des lecteurs de Fazazine ont des appétences dans ce domaine , ils sont plus que bienvenus pour solidifier notre enveloppe nomade !

Comment envisagez-vous le futur de La Bulle?

On rencontre de nouveaux partenaires à chaque projet, on cultive un petit réseau, on apprend à chaque fois qu’on s’installe (et aussi lorsque qu’un projet d’installation tombe à l’eau). On aimerait que la Bulle puisse servir d’écrin au spectacle vivant sous toutes ses formes : Danse, Arts circassiens, Performances, Théâtre…On verra jusqu’où ça nous mène. Parce que cela reste une aventure de potes, pour se retrouver et construire quelque chose ensemble et tant mieux si ça marche ! On profite et on fait tout pour que ça dure.

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