Bonjour Hélène et Edouard, Cool Machine, c’est quoi?

Cool Machine est un concept store qui se veut ‘cool’, et par cela on entend sans prise de tête et sans chichi. Ça représente bien notre personnalité. On tente de proposer un lifestyle funky, décalé et original avec une approche presque amusante des tendances. On aime les gens qui tentent des pièces ou des associations improbables. Notre univers est souvent kitsch mais pointu. On essaie de faire les choses avec goût; nous sommes très sélectifs autant pour notre gamme vintage que pour nos créateurs. On s’adresse à un public sensible à l’art, à l’image.

Racontez-nous un peu votre expérience entrepreneuriale.

Les premiers mois nous ont montré que se faire connaître sur la toile peut être très long, surtout quand on n’a pas de gros budget. Cela demande beaucoup de patience : débarquer parmi des dizaines de milliers d’autres propositions est un sacré challenge.

On a aussi appris que chaque jour compte, rares sont ceux où l’on ne travaille pas. Dans notre parcours, on a eu la chance d’être deux et complémentaires, et de connaître ou de pouvoir rencontrer des personnes bienveillantes qui essaient de nous aider tant par leurs expériences que par leurs réseaux. Et on leur rend bien la pareille.

En quoi votre concept est-il particulièrement adapté aux jeunes créas?

Les créateurs sont au coeur de Cool Machine. On aime proposer leurs jolies pièces originales, produites en petites séries et à des prix abordables. On est fans aussi des histoires et des secrets de fabrication, ça intéresse beaucoup nos clients. Chacun des créateurs avec qui nous collaborons nous permet d’affiner notre identité.

Tout comme les jeunes créatifs, nous débutons plus ou moins dans le domaine. Du coup on évolue ensemble, on est animés par la même passion. Et on s’adapte à leur façon de travailler : les délais de fabrication sont parfois longs, à nous de gérer ça au mieux. On fait tout pour mettre en avant leurs créations de la meilleure façon possible, on attache une grande importance à la présentation, aux set designs. 

Quels sont les compétences créatives dont vous avez eu besoin pour développer votre projet?

La créativité, ça se travaille. On a dû apprendre à utiliser certains logiciels et du matériel photographique, c’est la base quand on veut développer un site internet !

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à ceux qui se lancent?

L’important c’est de ne pas s’enfermer dans une bulle – surtout quand on travaille de chez soi – de rester ouvert aux propositions et de ne jamais refuser un coup de main. On est parfois persuadé de faire les bons choix, puis on découvre plus tard qu’on est à côté de la plaque et c’est du temps de perdu. C’est arrivé plusieurs fois. On apprend à définir nos priorités, on a d’ailleurs encore beaucoup à apprendre.

Etes-vous ouverts à des collaborations avec des créatifs, et si oui, lesquelles?

Absolument! Avec Cool Machine, on a envie de mettre en avant des créateurs émergents, les nouveaux talents. Nous sommes toujours à l’affût de découvertes qui vont nous surprendre. Nous voulons apporter de la nouveauté.

Nous sommes très admiratifs par exemple de la marque BFGF, de Camille Walala, de Marguerite Bartherotte (créatrice de la marque G.Kero) ou encore d’Atelier bingo !

Mais il y en a tellement d’autres ! On reste open aux propositions. À bon entendeur 😉